jeudi 9 juin 2022

Conférence gratuite - Science et bouddhisme : "La méditation ou l'art de la médecine" par Dr Frédéric Féral (Université de Nice)

Le vendredi 24 juin 2022 18:00 – 20:00  (heure française) une conférence (en présentiel à Nice ou en ligne via Zoom)

"La méditation ou l'art de la médecine" présentée par Dr Frédéric Féral, Psychiatre Responsable du DU "Méditation, Relation et Soins" (Nice)

 Plus d'info et inscriptions via lie lien en dessous

CoSoCo - Science et bouddhisme : "La méditation ou l'art de la médecine"



Pivoine de mon jardin :)

mardi 26 avril 2022

Mes trajets au quotidien ... une pratique simple et puissante de présence

Où suis-je quand je suis en route?

En route vers le travail, en route vers une réunion familiale, en route pour aller chercher mon enfant à l'école, en route pour aller faire les courses?

Où suis-je dans ces instants?

Ou, plus précisément, où est mon mental et quelles émotions me traversent? 

Suis-je présente à moi, à mon environnement ... ou bien suis-je "ailleurs" dans mon mental? 

A quand remonte la dernière fois que j'ai fait un trajet en étant attentif.ve au pissenlit qui se fraye un chemin dans le trottoir, à ce voisin qui a changé la couleur du cadre de ses fenêtres, à ces enfants qui me sourient en traversant mon chemin, ... ?

A quoi je pense? Qu'est-ce que je ressens? Est-ce que je les ai vus ... perçus ...? Est-ce que je les ai remarqués?

Cette pratique de pleine conscience à laquelle je vous invite est toute simple: très simple!

Et pourtant, comme la plupart des pratiques très simples, elle est très puissante. 

Telle un gland de chêne elle a le pouvoir de faire éclore en vous une belle forêt de présence bien ancrée. Forêt capable de bouleverser votre rapport au quotidien, votre rapport à la Vie!

Aujourd'hui je vous laisse cette invitation:

Oser la "présence" à ces instants qu'on souhaite souvent "by-passer". Ces instants que l'on considère souvent comme étant inutiles, ces instants où l'on se laisse si facilement aspirer par le mental, car on les juge pas dignes d’intérêt, pas dignes qu'on y accorde notre attention, ces instants pressés.

Branchez vous sur vos trajets ... promis vous serez surpris ... et au passage, pour ceux qui habitent en ville, vous allez aider à réduire les accidents de la voie publique :D!

P.S. Ce weekend, du haut d'un mur de plus de 2 mètres, ces deux chats ont salué mon passage. Cela aurait été dommage de les rater, non?

Chats perchés


mardi 23 novembre 2021

Liste non exhaustive des mutuelles proposant un remboursement des séances Shiatsu


Comme certains le savent déjà, je reprends petit à petit les séances Shiatsu.

Ci-dessous une liste des mutuelles qui proposent un remboursement des séances Shiatsu.

➡ GROUPAMA (groupama.fr)

➡ A MA VIE (amavie.org)

➡ COMPAGNIE DES FEMMES (LA) (comdesfemmes.com)

➡ MFIF (mfif75.fr)

➡ ADREA (adrea.fr)

➡ MUTUELLE VERTE (mutuelleverte.com)

➡ ALPTIS (alptis.org)

➡ ASETYS (asetys.fr)

➡ MUTUELLE FAMILIALE DE FRANCE (mfif.fr)

➡ MUTUELLE MILTIS (mutuelle-miltis.fr)


(liste mise à jour 31 octobre 2021)


@bientôt sur le futon :)?

mercredi 29 septembre 2021

Uber psy? Non, merci.

(Lettre écrite par un confrère, mais que je reproduis ci-dessous avec son autorisation)


Lettre à mes patients:

Ce mardi 28 septembre 2021 marque un jour décisif dans la non-reconnaissance de la profession de psychologue, mais également, la non reconnaissance de la souffrance psychique, celle-là même que subissent aujourd'hui 12 millions de Français.

Beaucoup de mes consœurs et confrères parlent d'un assassinat de notre profession. Même si j'adhère à ce point de vue, je ne souhaite pas m'ancrer dans une posture victimaire.

Le véritable assassinat aujourd'hui, c'est celui de l'accès aux soins psychiques pour toutes et tous, sans conditions. Ce dernier, commis par une vision idéalisée de l'économie, cette dernière, déconnectée du réel de la souffrance.

Non. Je ne proposerai jamais ce parcours de soin inégalitaire qui vise à industrialiser le soin psychique et à le désindividualiser. Encore moins sous la tutelle d'un tiers, qui juge si oui ou non, vous avez besoin de consulter. Le respect de votre vie psychique est un droit inaliénable, il est garanti par le code de déontologie des psychologues. 

Non. Je n'accepterai jamais de travailler sous contrainte, en m'obligeant à modifier mon cadre de travail de psychologue. Encore moins en m'astreignant à abandonner mon autonomie et ma responsabilité professionnelle, pour satisfaire aux conditions imposées par des individus qui raisonnent en termes économiques.

Non. Je n'accepterai jamais de brader mes compétences, mon savoir-faire et mon savoir-être. Ceux-là même durement acquis et développés tout au long de mes études et encore aujourd'hui, dans le cadre de ma formation continue.

Cher Patiente, Cher Patient.

Non, je ne céderai jamais à une approche clinique mortifère et déshumanisante ou défilerai à la chaîne les patients que je verrai 30 pauvres petites minutes avant de crier au suivant.

 Non, je ne céderai jamais à un suivi conditionné par une prescription médicale ou la poursuite de votre soin est à la libre appréciation d'un tiers. Vous dépossédant en conséquence, de votre liberté de choisir.

Mais oui. Je continuerai le travail individuel, singulier et sur-mesure que nous avons entrepris vous et moi. Dans le respect strict et rigoureux de la déontologie des psychologues dont je suis signataire.

Oui. Je continuerai d'apprendre et poursuivrai ma formation chaque jour, un peu plus, pour vous proposer un accompagnement toujours plus qualitatif et toujours plus personnel.

Oui, je continuerai à pratiquer des tarifs solidaires pour celles et ceux qui n'ont pas les moyens et dont la souffrance n'a que faire de l'aspect financier. 

Oui, je continuerai de respecter chaque individu dans sa dimension psychique, car c'est un droit inaliénable. Et, toujours, je serai fidèle aux principes qui ont bâti notre action. Je suis autonome dans mes choix et dans les moyens que je mets en place pour vous accompagner et n'accepterai jamais d'être consultable sous conditions. 

Je suis psychologue.

mercredi 14 juillet 2021

Avis sur le documentaire "From stress to happiness" de Alejandro de Grazia

 

Matthieu RICARD avec vue sur le Fitz Roy

Je suis toujours à l’affût de films ou de documentaires sur mes thèmes de prédilection. Depuis peu il y en a un de moins d'une heure sur Netflix : From stress to happiness de Alejandro de Grazia.

Ce petit film illustre un voyage mené par Alejandro, le réalisateur, en compagnie de Matthieu Ricard lors d'une visite en Argentine. Durant ce road-trip "initiatique" à travers des paysages à couper le souffle, le moine bouddhiste Français, est sensé donner à Alejandro des clés pour se sortir de son état de stress permanent.

Font également quelques courtes apparitions : 

  • et la neuroscientifique Tania Singer (par ici pour une introduction à son domaine d'expertise: "The neuroscience of compassion" ... des vidéos sont disponibles en français aussi sur TED, mais un peu plus longues)
From stress to happiness, s'agit d'un petit film sans prétention et qu'en effet n'a rien de très révolutionnaire. Le fait d'effleurer plusieurs thèmes sans réellement les approfondir m'a parfois laissé avec un goût de trop peu. Inversement, par moments c'était presque trop "pointu". Je ne suis pas certaine que les extraits choisis de discours de Matthieu soient très compréhensibles par quelqu'un qui découvre les concepts de la pleine conscience et de la méditation. 

... ceci étant dit, la fraîche simplicité de ce court film est touchante et les paysages sont d'une beauté époustouflante. Au final le pari principal a été réussi: celui de nous faire passer un moment de beauté et de sérénité en le visionnant. Gratitude pour cela :)

mercredi 30 juin 2021

Capter les instants ... en toute simplicité - J Kabat-Zinn

Le meilleur moyen de capter les instants c'est d'y prêter attention. Ainsi se cultive la pleine conscience. 

Pleine conscience, cela signifie être éveillé. 

Cela signifie que l'on sait ce qu'on est en train de faire. 

Mais, dés lors qu'on se laisse fixer sur le mental, il arrive que l'on retombe dans l'inconscience, que l'on retourne à un fonctionnement en pilote automatique et que l'on se déconnecte de ce qu'on est en train de faire. 

Ces absences de conscience sont souvent une fuite provoquée par le tourbillon d'insatisfaction qui surgit en lien avec quelque chose de déplaisant que l'on voit ou que l'on ressent. [...]

Nous pouvons observer par nous mêmes l'habitude qu'a le mental de fuir l'instant présent. Simplement, essayons de centrer et de maintenir notre attention focalisée sur un objet durant un bref laps de temps. On découvre ainsi, que afin de cultiver la pleine conscience, il faut se rappeler encore et encore notre intention de rester conscient et éveillé. 

On le fait en disant à soi-même : 

"Observe, sens, sois présent." 

C'est aussi simple que cela ... 

revenir instant après instant; rester conscient durant une période formée par une série d'instants éternels. 

Je suis ici, maintenant.



Traduction libre d'un texte de Jon Kabat-Zinn extrait du livre "Mindfullness en la vida cotidiana"

dimanche 25 avril 2021

La sagesse du "Ce n'est pas de ma faute": Retrouver la liberté au lieu de se coincer dans la culpabilité

Cet article est une traduction libre de http://blog.tarabrach.com/2017/08/the-wisdom-of-its-not-my-fault-finding.html

Son auteure est Tara BRACH, PhD en Psychologie.

Pour plus de conférences et de méditations guidées par Tara Brach, allez sur www.tarabrach.com


Two arrows

Parfois je pense que les vérités de base sont celles que nous oublions le plus facilement et une de ces vérités est la suivante: Si nous sommes retournés contre nous mêmes nous ne pouvons pas aimer cette vie. Se retourner contre soi nous contracte. Dans ces moments nous nous déconnectons de notre vie intérieure et de notre entourage. Nous traversons la journée avec l'idée de fond que "Je ne suis pas quelqu'un de bien", mais sommes inconscients du degré auquel cette pensée affecte notre capacité à nous détendre et à profiter des bons moments.

La seconde flèche


Dans les enseignements bouddhistes, le Bouddha décrit deux flèches. La première est l'expérience normale qui survient dans cette vie humaine qu'est la notre, par exemple: la peur, l'envie, l'agressivité, l'avidité. La deuxième est l'auto-aversion du fait de la première. Nous vivons l'expérience d'être méchant, égoïste ou avide et nous ne nous aimons pas pour cela: C'est la seconde flèche.
Bouddha dit: "La première flèche fait mal, pourquoi on se tire dessus avec la seconde?" Et pourtant, on le fait. Puis il poursuit: "Dans la vie, nous ne pouvons pas toujours contrôler la première flèche: toutefois la seconde c'est notre réaction à la première. La seconde est optionnelle." La première survient de causes et de conditions souvent au delà de notre contrôle. Mais si on apprend à lâcher le jugement et la culpabilité que nous vivons en réponse à la première flèche, la seconde devient complètement évitable.

Si on souhaite réellement amener compassion et bienveillance au regard que l'on porte sur la première flèche, nous devons d'abord comprendre que ce qui se passe à l'intérieur de nous est une partie naturelle du conditionnement à la survie. C'est inhérent à la vie humaine. Ce n'est effectivement pas de notre faute. Vous vous demandez peut-être: "Attendez! Si je suis persuadé que rien n'est de ma faute, où en est ma responsabilité?"


Causes et conditions: Des forces en dehors de notre contrôle


Les choses que nous haïssons le plus par rapport à nous mêmes sont façonnées par des facteurs innombrables. Elles sont conditionnées par les habitudes primitives de nos cerveaux et amplifiées par les tendances génétiques des générations qui nous ont précédées. A cela s'ajoutent les histoires et les mentalités de la culture qui nous entoure. Nous n'avons choisi rien de cela. Par exemple, la recherche trouve sans cesse de nouvelles preuves du poids de la génétique sur nos expériences. Cela va de notre "quotient de bonheur" au fait qu'on soit lève-tôt ou pas. D'autres conditionnements ont lieu au travers de nos expériences de vie, que nous ayons subi des traumas ou des abus, ou bien que nous ayons souffert de facteurs plus difficilement quantifiables comme le manque d'attention, de compréhension, d'affection ou d'harmonie dans notre enfance. Il est très intéressant d'observer que la façon dont on nous a traité est souvent internalisé et finit par devenir la façon dont on se traite soi-même.

[...]

Il y a donc toutes ces forces en jeu, qui sont complètement en dehors de notre contrôle, mais nous les prenons pour nous, comme si nous en étions responsables. Il y a un endroit figé où notre cerveau primitif et nos réactions physiologiques - peur, agressivité, pulsions - deviennent ma peur, mon agressivité, mes pulsions. Plutôt que de les considérer comme étant des câblages universels dans notre système nerveux, nous avons ce sentiment que ce que nous sommes en train de ressentir est uniquement de notre ressort. Mais si au moment où ces émotions surgissent, nous arrivons à avoir, ne serait-ce qu'une lueur de compréhension que ces réactions font partie de notre conditionnement humain, ce décalage de perspective pourra alors créer la disposition, la flexibilité et la compassion qui donnent place à des guérisons très profondes.

La sagesse du "Ce n'est pas de ma faute"


Lorsque nous pouvons affirmer "Ce n'est pas de ma faute", au final, cela nous permet d'être encore plus en charge et de prendre notre responsabilité en main. C'est la culpabilité qui nous enferme dans des patterns de répétition. Réaliser que la première flèche n'est pas dans notre contrôle et ainsi relâcher toute culpabilité c'est favoriser l'état de conscience qui peut nous libérer de la douleur de la seconde flèche.

Essayez de ramener en tête une situation qui vous évoque de la culpabilité, ou un aspect de vous-même qui est difficile à accepter ou pour lequel vous n'arrivez pas tout à fait à vous pardonner. Un sujet dans lequel vous êtes coincé dans un état de rejet de vous-mêmes.

Maintenant essayez de poser une lueur de conscience dans le pincement, l'oppression autour du cœur que cette situation vous provoque à travers la question: Est-ce vraiment de ma faute? Essayez de percevoir s'il n'y a pas là en jeu des facteurs pour lesquels vous n'aviez pas signé : des peurs, des colères et des pulsions façonnées par la génétique, la culture ou vos expériences de vie. Puis essayez de voir si vous pouvez vous ouvrir à la possibilité que cette première flèche - ces pensées, sentiments et comportements déclenchés par des émotions - ne font pas seulement parti de votre héritage en tant qu'humain. Que vous n'avez pas choisi cela.

Lorsque nous ne sommes plus piégés dans la culpabilité, nous redevenons libres d'aimer cette vie. S'ouvrir à la possibilité du "Ce n'est pas de ma faute" ouvre l'espace à une réelle intimité avec notre monde et notre liberté intérieure profonde. Lorsque nos actions émergent de cette présence à cœur ouvert, elles amènent naturellement réparation et guérison autour de nous.

                                                    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Adapté de : Releasing Self-Blame: Pathways to a Forgiving Heart, conférence par Tara Brach le 13 avril 2016