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mardi 12 mai 2015

Comment créer une aura de protection ... et pourquoi c'est si important de le faire

Aujourd'hui j'ai décidé de partager avec vous une petite pratique simple à faire avant de s'endormir.
Cela vous aidera à traverser des périodes de stress ou à régler des problèmes d'insomnie.

Il s'agit d'une traduction d'un dialogue avec Osho au sujet de l’aura de protection Source: " Dance Your Way to God , Chapter 24" - Osho 161.

Si vous n'êtes pas à l'aise avec le concept d'aura, vous pouvez tout simplement faire une analogie avec votre système immunitaire à la place. L'important est surtout de prendre ce temps ... et de l'accorder à soi. Faites de beaux rêves!


"Voyage in the sky" par Christian Schloe
Voyage in the Sky - Christian Schloe

"Une sannyâsin venue de l’ouest pour me voir dit: Cela ne m’arrive pas quand je suis ici, mais à la maison, à la fin de la semaine, je me sens très fatiguée. Parfois, je suis tellement fatiguée que j’ai du mal à tenir debout.


Osho: Je comprends, faites l'exercice suivant: Chaque nuit, avant de vous endormir, asseyez vous simplement dans le lit et imaginez une aura autour de votre corps physique. Elle doit être à environ 15cm et avoir la même forme que votre corps. Elle vous entoure et vous protège. Cela va devenir votre bouclier. Visualisez la pendant 4 à 5 minutes puis endormez vous dans cette sensation. Imaginez l’aura comme une couverture qui vous enveloppe et vous protège de façon à ce qu’aucune tension extérieure ne puisse rentrer, aucune pensée extérieure, aucune vibration. Puis, laissez vous vous endormir.

Cet exercice doit être la toute dernière chose à faire avant de s’endormir, de façon à ce que le sentiment se poursuive dans le sommeil. C’est là que réside toute l’astuce. Si vous démarrez le mécanisme consciemment, alors, le moment venu de l'endormissement, des résidus de ces sensations penètreront progressivement votre inconscient. Ceci donne à votre visualisation une puissance et une énergie considérables.

Je ne vois pas de problème chez vous. Le problème vient de l’extérieur. Vous n’avez pas d’aura de protection. Cela arrive à beaucoup de personnes,car ils ne savent pas comment se protéger des autres.

Les autres ne sont pas seulement “là” - ils émettent de façon continue leurs vibrations subtiles. Si une personne tendue passe à côté de vous, elle est tout naturellement en train d’envoyer des pics de tension tout autour d’elle - pas particulièrement adressés à vous, elle est seulement en train de les jeter. Le plus souvent, elle le fait inconsciemment, ce n’est pas intentionnel, ni dirigé. Elle le fait, tout simplement, car elle en est encombrée. Elle va devenir folle, si elle ne s’en débarrasse pas. Ce n’est pas qu’elle a décidé de se décharger sur vous. C'est que ça déborde. C’est un trop plein qu’elle ne sait plus contenir, du coup cela déborde.
Quelqu’un croise votre chemin et vous jette des pics. Si vous êtes réceptive et que vous n’avez pas d'aura de protection … et la pratique de la méditation rend très réceptif … vous allez vous en prendre plein la figure.

Du coup, lorsque vous êtes seule tout va bien. Lorsque vous êtes entourée de personnes qui méditent, tout roule également. Mais lorsque vous êtes dehors, dans une place, un marché, et que les personnes ne méditent pas, qu'ils sont tendus, anxieux, tiraillés par des milliers de pensées, doutes et préoccupations, alors vous allez vous prendre leurs débordements.

La méditation rend souple et tendre, ce qui nous croise, rentre. Après la méditation nous devons créer une aura de protection. Parfois cela se fait naturellement, parfois pas. Visiblement ce n’est pas toujours le cas pour vous, du coup vous devez y travailler. Cela va se faire en trois mois de pratique. En l’espace de trois semaines à trois mois vous allez commencer à vous sentir de plus en plus robuste et invulnérable. Donc, le soir, endormez vous avec cet exercice.

Le matin, au réveil, votre première pensée doit être celle-là aussi. Le moment même où vous devenez conscient que le sommeil est parti, n’ouvrez pas vos yeux. Sentez simplement, visualisez cette aura tout autour de votre corps, qui vous protège. A nouveau, consacrez 4 à 5 minutes à l'exercice, puis levez vous. Pendant votre douche ou votre thé, pensez-y à nouveau. Durant la journée, c’est pareil - lorsque vous êtes assis, en voiture, dans votre bureau, ou en train de ne rien faire - rappelez vous cette sensation à nouveau et détendez vous. Même si ce n’est qu’un instant, ressentez la à nouveau.

En l’espace de trois semaines à trois mois vous verrez que vous allez pouvoir ressentir cette aura, presque comme si c’était quelque chose de solide. Cette sensation vous entourera et vous allez pouvoir traverser des foules sans que cela vous affecte. Ça vous rendra infiniment heureuse, car vous n’aurez plus que vos propres problèmes à gérer. Et c’est très simple de résoudre nos soucis, car ce sont les nôtres.

C’est difficile quand on s’approprie sans cesse les problèmes des autres, vous êtes impuissant et n’avez aucune emprise, car dés le départ, ce n'est pas à vous de les résoudre. De nombreuses personnes viennent me voir en me disant qu’ils avaient un souci, puis soudainement, en arrivant ici, c’était parti. C’est que cela n’avait jamais été leur problème - autrement il ne serait pas disparu. C’était sûrement celui de quelqu’un d’autre. Un problème qu’ils avaient accueilli, adopté, mais qui venait de la tête de quelqu’un d’autre

Mais les personnes sont si peu conscientes, que parfois ils ne savent pas ce qui est à eux ou aux autres. Tout est en bordel permanent. Vous n’avez pas beaucoup de problèmes, et vous pouvez résoudre vos propres problèmes, ce n’est vraiment pas grand chose.

Cette fois-ci essayez de créer une aura de protection - et vous allez comprendre son utilité. Vous verrez que vous êtes complètement protégée. Où que vous allez, les choses viendront à vous, mais ne vous envahiront plus."


Traduction libre

lundi 25 février 2013

La thérapie du bien-être de G. Fava (2003)



Le psychiatre Giovanni Fava se bat depuis des années contre la sur-médicalisation en psychiatrie et la fausse route prise par les professionnels de la santé mentale qui se centrent seulement sur la réduction des symptômes de leurs patients.

Il défend notamment que la notion de bien-être soit incorporée dans la définition de guérison du DSM-IV (... en gros la bible de la psychiatrie). Et rappelle que la santé ne se réduit pas à l'absence de souffrance et de symptômes. En conséquence, son modèle de prise en charge thérapeutique ne consiste pas seulement à réduire le « négatif », mais aussi (et surtout) à cultiver le « positif ». Son approche thérapeutique (et de développement personnel) est basée sur le modèle multidimensionnel du Bien-Être (BE) de Ryff & Singer (1998). 

Le principe des interventions qu'il a imaginés est celui d'amener le patient vers un niveau d'épanouissement des six composantes de BE ci-dessous : 


Composantes
Niveau "Optimal"
Maîtrise de l'environnement
La personne a un sens de maîtrise et de compétence dans la gestion de son environnement; elle contrôle ses activités extérieures; sait saisir les opportunités; est capable de créer ou choisir des contextes adaptés à ses besoins et valeurs personnelles
Développement personnel
La personne a un sentiment de croissance personnelle ; est ouverte à des nouvelles expériences; a le sentiment de réaliser son propre potentiel; est conscient de son évolution dans le temps
Buts et sens de la vie
Le personne a des projets dans la vie et une orientation; elle sent qu'il y a une raison à sa vie présente et passée; elle nourrit des croyances qui donnent un sens à son existence
Autonomie et indépendance
La personne est auto-déterminée et indépendante; elle se sent capable de résister à des pressions sociales; régule son comportement; se compare à ses propres standards
Acceptation de soi
La personne a une attitude positive envers elle-même; elle accepte ses bons et mauvais côtés; accepte son passé
Relations positives à autrui
La personne entretient des relations chaleureuses et de confiance avec les autres; elle se sent concernée par le bien-être des autres; est capable d'empathie, d'affection et d'intimité

Pour cela le thérapeute doit proposer une prise en charge brève et individuelle aménagée sur 8 sessions de 30-50 minutes chacune. Les entretiens sont espacés d'une à deux semaines. Toutefois ce cadre peut être légèrement adapté selon les besoins et le degré d'adhésion du patient.

Le principe fondamental derrière la thérapie du BE (bien-être) de Fava est l'utilisation quotidienne d'un journal structuré où le patient doit noter des éléments relatifs à son vécu quotidien. Le thérapeute invite ainsi le patient à identifier dans un journal des épisodes de BE, à en rapporter les circonstances et à y attribuer une évaluation de 0-100 de l'intensité de BE ressentie. 

Cette prise de notes, ainsi que le dialogue avec le thérapeute sont supposés accroître la capacité d'auto-observation de l'individu relativement à son aptitude à ressentir des états de bien-être. Cette première prise de conscience serait le point de départ pour que le patient devienne acteur dans sa propre quête de mieux-être.

Lors des entretiens, Fava préconise que le thérapeute utilise des méthodes issues des courants cognitivo-comportementaux, telles que la restructuration cognitive (modification de pensées automatiques ou irrationnelles), la planification de tâches (prescription de moments de détente, exposition graduée à des nouvelles expériences), la résolution de problèmes ou encore l'affirmation de soi. Cependant, à l'inverse des techniques TCC (Ellis, Beck, ...), on amorce la réflexion à partir des situations de bien-être et non pas des situations de détresse psychologique.

Fava découpe son approche thérapeutique en trois stades différents, ayant chacun des buts et des formes d'accompagnement appropriés. 

Lors des sessions initiales, le défi premier, surtout pour des patients dépressifs, est celui d'être capable d'identifier des situations de BE. Le thérapeute se doit alors de renforcer la prise de conscience que ces moments existent même lorsqu'ils semblent difficiles à repérer. 

Dans un deuxième temps, une fois des moments de BE reconnus, le travail des sessions intermédiaires consiste à identifier, parmi les 6 domaines de Ryff, ceux qui sont affectés par des pensées irrationnelles/automatiques. Pour cela le patient est invité à inscrire dans son journal, non seulement les moments de BE ainsi que leur intensité, mais aussi les circonstances (pensées, croyances) qui ont amené à l'interruption de celui-ci. Pour le thérapeute il s'agit durant ce stade de faciliter la prise de conscience autour de ces pensées hostiles au sentiment de BE. C'est aussi à ce moment là que le thérapeute va chercher à renforcer ou prescrire des activités ou comportements susceptibles d'augmenter le BE du patient. 

Finalement, les dernières sessions sont consacrées à introduire progressivement, les 6 dimensions du BE de Ryff en fonction de ce qui est rapporté dans le journal. Il s'agit d'une approche "éducative", que l'on retrouve souvent dans les courants comportementalistes, dont le but est, en quelque sorte, de donner aux patients les clés qui lui permettront de prendre la relève et d'être autonomes à la fin de l'accompagnement.

Malgré le fait que l'approche de Fava comporte des aspects purement comportementaux, c'est surtout sur le versant cognitif que se centre sa Thérapie du BE. Les capacités d'auto-observation et de prise de conscience du patient, vont selon elle, déterminer fortement le rythme d'avancement ainsi que l'issue de la prise en charge. Fava envisage les changements de comportement comme étant plus souvent la conséquence (et l'aboutissement) de changements de schémas de représentation que l'inverse. Cette particularité suscite la question de la pertinence d'une telle prise en charge auprès de populations pour qui l'élaboration cognitive poserait difficulté.

Références bibliographiques ... pour aller plus loin:

Fava, G. (1999, July). Well-being therapy : Conceptual and technical issues. Psychotherapy and Psychosomatics, 68(4), 171-179

Fava, G.A., & Ruini C. (2003) Development and characteristics of a well-being enhancing psychotherapeutic strategy : Well-being therapy. Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry,34,45-63

Keyes, C., Shmotkin, D., & Ryff, C. (2002). Optimizing well-being : The empirical encounter of two traditions. Journal of Personality and Social Psychology, 82(6), 1007-1022 Ryff, C., & Singer, B. (1998, January). The Contours of Positive Human Health. Psychological Inquiry, 9(1), 1.


http://www.icpm.org/html/exec/fava.html

samedi 23 février 2013

Les 14 règles de vie fondamentales de Fordyce (1977)




"Au commencement était la parole" ... mais ça c'était dans la bible.
Dans la Psychologie Positive au commencement était Fordyce.

Ci dessous les 14 commandements qu'il nous a mijoté
  1. passer plus de temps en société
  2. renforcer les liens les plus proches
  3. développer une personnalité plus sociable et extravertie
  4. être un bon ami
  5. cultiver une personnalité saine
  6. avoir des attentes et des aspirations plus modestes
  7. cultiver un esprit optimiste et positif
  8. apprécier les moments de bonheur
  9. devenir plus actif
  10. s'investir dans un projet qui a du sens
  11. mieux s'organiser et planifier son quotidien
  12. développer sa capacité à vivre le moment présent
  13. réduire les sentiments négatifs
  14. arrêter les préoccupations


Selon Fordyce 1977, donc ...il y aurait chez de nombreux individus un potentiel de bonheur qui n'est pas entièrement exploité. Surtout, ce monsieur postulait que les habilités à cultiver le bonheur, seraient soumises, comme tout autre comportement, aux lois de l'apprentissage (renforcement, imitation, modelage, ... c'était les golden years du comportementalisme dans la littérature scientifique en psychologie). Ces habilités seraient donc malléables et susceptibles de se développer dans le temps. Youpi ... nous ne sommes donc pas condamnés au malheur! :D

Il a testé un programme "éducatif" auprès de plusieurs centaines de personnes, celles-ci recevaient de l'information générale sur le bonheur puis avaient comme consigne d'appliquer les 14 règles au dessus de façon, quotidienne et répétée, il étaient suivis pendants quelques semaines ... en gros un entraînement au bonheur.
Et vous savez quoi? Et bin ça a marché. Fordyce a même répliqué ses résultats et d'autres chercheurs n'ont pas tardé à s'intéresser à ses travaux.
Une nouvelle forme d'intervention voyait alors le jour.

Avec ses publications, la graine était semée. La Psychologie Positive est devenue une branche fleurissante et un centre d’intérêt majeur de nombreux chercheurs.
En France, on peu trouver beaucoup d'ouvrages de vulgarisation chez les libraires, mais des résistances culturelles font que peu de chercheurs s'y collent pour le moment. La psychologie positive, coaching, développement personnel reste encore l'apanage de personnes, probablement bien intentionnées, mais sans qualifications académiques.

Bibliographie ... pour aller plus loin:

Fordyce, M. (1977). Development of a program to increase personal happiness. Journal of Counseling Psychology, 24(6), 511-521.
Fordyce, M. (1983). A program to increase happiness: Further studies. Journal of Counseling Psychology, 30(4), 483-498.
Fordyce, M.W. (1983). A program to increase happinness. Journal of Counseling Psychology, 30, 483-498