vendredi 8 avril 2016

Aphorismes de Aurobindo Ghose, poète yogi

poète yogi
Aurobindo Ghose

Aphorismes de Aurobindo Ghose (1872-1950), poète yogi


Toutes les religions ont sauvé un certain nombre d'âmes, mais aucune n'a encore été capable de spiritualiser l'humanité.

Lorsque les Occidentaux parlent d'évolution, ils décrivent un programme de formation, mais n'expliquent pas notre existence...L'ancien concept d'évolution était le fruit d'une intuition philosophique, le moderne est un effort de l'observation scientifique.

Rien ne peut provenir de rien.
Si rien était le début, Rien serait aussi la fin, mais dans ce cas, Rien serait aussi le milieu.

La création n'a ni commencement ni fin. On ne peut parler de commencement et de fin que pour une création particulière.

Le Brahman suprême est ce que la métaphysique occidentale appelle l'Absolu.

Les mondes de l'au-delà existent.

[La] vie a revêtu successivement trois apparences. La première est matérielle - une conscience submergée est cachée en sa propre action superficielle, et celle-ci l'exprime en ses formes de force qui la représentent car dans l'acte la conscience disparaît à nos yeux et se perd dans la forme. La deuxième est vitale - une conscience émergente est à moitié apparente comme puissance de la vie et processus de la croissance, de l'activité et du déclin de la forme ;  elle est à demi libérée de son emprisonnement originel, elle s'est mise à vibrer en puissance, en tant que désir vital, satisfaction ou répulsion vitales ; mais elle ne 'est d'abord aucunement, et ensuite seulement de façon imparfaite, mise à vibrer en lumière en tant que connaissance de sa propre existence et de son milieu. La troisième est mentale - en tant que sens mental, perception et idée en réaction, une conscience émergée reflète le fait de vie, tandis que, en tant qu'idée nouvelle, elle essaie de devenir fait de vie, modifie l'existence intérieure de l'être et s'efforce de modifier de  même son existence extérieure.

Le Supramental, par sa définition même, est la conscience de la Vérité, la Vérité en possession d'elle-même, se réalisant par sa propre puissance.
Par Supramental, on entend la pleine conscience de la vérité de la Nature divine, où il ne peut y avoir de la place pour le principe de division et d'ignorance ;  c'est toujours une pleine lumière, une pleine connaissance supérieure à toute substance mentale, à tout mouvement mental.
Il n'y a que le Supramental qui soit Toute-Connaissance.

Que voulons-nous dire par homme? Une âme incréé et indestructible qui s'est logée dans le mental et un corps constitués de ses propres éléments.

Notre âme, l'entité psychique qui nous habite secrètement, est une partie de la divine Conscience et Essence.
Ce pouvoir, surtout secret, qui est derrière le mental et la force vitale et autre qu'eux, est l'âme véritable, l'être psychique en nous.

L'être psychique est tout autre chose que le mental ou le vital ;  il est derrière eux, là où ils se rencontrent dans le cœur. Sa place centrale est là, mais plutôt derrière le cœur que dans le cœur.

Par définition, l'ego n'est que limites.

Au mieux, nous avons seulement la pauvre liberté relative que nous appelons, dans notre ignorance, le libre arbitre. Mais ceci est illusion jusqu'à la base même, puisque ce sont les modes de la Nature à travers notre volonté personnelle ;  c'est la force de la Nature qui se saisit de nous, mais que nous ne pouvons saisir, et qui détermine ce que nous voudrons et comment nous le voudrons. La Nature et non un ego indépendant, choisit l'objet que nous recherchons à tout moment de notre existence, soit par une impulsion irréfléchie, soit par une volonté réfléchie. Si au contraire nous vivons dans la réalité unificatrice du Brahman, alors nous dépassons l'ego et surpassons la Nature.

Le premier et énorme faux pas fut de transformer l'erreur de l’égoïsme individuel en l'erreur, bien plus grave, d'un grand égoïsme communautaire.

Une maîtrise mentale sur nos désirs et instincts vitaux et physiques, sur notre activité personnelle et sociale, sur nos rapports avec autrui, est indispensable pour nous en tant qu'êtres humains, et la moralité crée un critère par lequel nous pouvons nous guider et établir une maîtrise conforme à l'usage. Mais cette maîtrise est toujours imparfaite, et c'est expédient, non une solution.

Il y a une vie sur d'autres plans après la mort et avant la naissance suivant une vie qui est la conséquence du stage précédent dans l'existence terrestre et qui prépare le stage suivant.

C'est seulement par le procédé yogique qui réduit au silence le mental même, que deviennent possibles de plus profonds résultats dans notre observation de nous-mêmes.

Le fondement de l'intelligence ne peut pas être l'information.

A notre surface, le principal instrument de pensée et d'action qu'emploie généralement l'homme est la raison, l'intellect qui observe, comprend et dispose. Dans toute progression ou évolution intégrale de l'esprit, il ne faudra pas seulement développer l'intuition, la pénétration, les sens intérieurs, la dévotion du cœur, une expérience vivante profonde et directe des choses de l'esprit, il faudra aussi que l'esprit soit éclairé et satisfait.

La science psychique appelle cette conscience cachée, le "moi subliminal" et là aussi on s'aperçoit que ce moi subliminal a plus de pouvoir, plus de connaissance, un plus libre champ d'action que le moindre moi qui est à la surface.

A toutes choses dans l'univers correspondent des facultés capables d'en prendre connaissance.

L'homme est un être transitoire et non un stade final.

mardi 12 mai 2015

Comment créer une aura de protection ... et pourquoi c'est si important de le faire

Aujourd'hui j'ai décidé de partager avec vous une petite pratique simple à faire avant de s'endormir.
Cela vous aidera à traverser des périodes de stress ou à régler des problèmes d'insomnie.

Il s'agit d'une traduction d'un dialogue avec Osho au sujet de l’aura de protection Source: " Dance Your Way to God , Chapter 24" - Osho 161.

Si vous n'êtes pas à l'aise avec le concept d'aura, vous pouvez tout simplement faire une analogie avec votre système immunitaire à la place. L'important est surtout de prendre ce temps ... et de l'accorder à soi. Faites de beaux rêves!


"Voyage in the sky" par Christian Schloe
Voyage in the Sky - Christian Schloe

"Une sannyâsin venue de l’ouest pour me voir dit: Cela ne m’arrive pas quand je suis ici, mais à la maison, à la fin de la semaine, je me sens très fatiguée. Parfois, je suis tellement fatiguée que j’ai du mal à tenir debout.


Osho: Je comprends, faites l'exercice suivant: Chaque nuit, avant de vous endormir, asseyez vous simplement dans le lit et imaginez une aura autour de votre corps physique. Elle doit être à environ 15cm et avoir la même forme que votre corps. Elle vous entoure et vous protège. Cela va devenir votre bouclier. Visualisez la pendant 4 à 5 minutes puis endormez vous dans cette sensation. Imaginez l’aura comme une couverture qui vous enveloppe et vous protège de façon à ce qu’aucune tension extérieure ne puisse rentrer, aucune pensée extérieure, aucune vibration. Puis, laissez vous vous endormir.

Cet exercice doit être la toute dernière chose à faire avant de s’endormir, de façon à ce que le sentiment se poursuive dans le sommeil. C’est là que réside toute l’astuce. Si vous démarrez le mécanisme consciemment, alors, le moment venu de l'endormissement, des résidus de ces sensations penètreront progressivement votre inconscient. Ceci donne à votre visualisation une puissance et une énergie considérables.

Je ne vois pas de problème chez vous. Le problème vient de l’extérieur. Vous n’avez pas d’aura de protection. Cela arrive à beaucoup de personnes,car ils ne savent pas comment se protéger des autres.

Les autres ne sont pas seulement “là” - ils émettent de façon continue leurs vibrations subtiles. Si une personne tendue passe à côté de vous, elle est tout naturellement en train d’envoyer des pics de tension tout autour d’elle - pas particulièrement adressés à vous, elle est seulement en train de les jeter. Le plus souvent, elle le fait inconsciemment, ce n’est pas intentionnel, ni dirigé. Elle le fait, tout simplement, car elle en est encombrée. Elle va devenir folle, si elle ne s’en débarrasse pas. Ce n’est pas qu’elle a décidé de se décharger sur vous. C'est que ça déborde. C’est un trop plein qu’elle ne sait plus contenir, du coup cela déborde.
Quelqu’un croise votre chemin et vous jette des pics. Si vous êtes réceptive et que vous n’avez pas d'aura de protection … et la pratique de la méditation rend très réceptif … vous allez vous en prendre plein la figure.

Du coup, lorsque vous êtes seule tout va bien. Lorsque vous êtes entourée de personnes qui méditent, tout roule également. Mais lorsque vous êtes dehors, dans une place, un marché, et que les personnes ne méditent pas, qu'ils sont tendus, anxieux, tiraillés par des milliers de pensées, doutes et préoccupations, alors vous allez vous prendre leurs débordements.

La méditation rend souple et tendre, ce qui nous croise, rentre. Après la méditation nous devons créer une aura de protection. Parfois cela se fait naturellement, parfois pas. Visiblement ce n’est pas toujours le cas pour vous, du coup vous devez y travailler. Cela va se faire en trois mois de pratique. En l’espace de trois semaines à trois mois vous allez commencer à vous sentir de plus en plus robuste et invulnérable. Donc, le soir, endormez vous avec cet exercice.

Le matin, au réveil, votre première pensée doit être celle-là aussi. Le moment même où vous devenez conscient que le sommeil est parti, n’ouvrez pas vos yeux. Sentez simplement, visualisez cette aura tout autour de votre corps, qui vous protège. A nouveau, consacrez 4 à 5 minutes à l'exercice, puis levez vous. Pendant votre douche ou votre thé, pensez-y à nouveau. Durant la journée, c’est pareil - lorsque vous êtes assis, en voiture, dans votre bureau, ou en train de ne rien faire - rappelez vous cette sensation à nouveau et détendez vous. Même si ce n’est qu’un instant, ressentez la à nouveau.

En l’espace de trois semaines à trois mois vous verrez que vous allez pouvoir ressentir cette aura, presque comme si c’était quelque chose de solide. Cette sensation vous entourera et vous allez pouvoir traverser des foules sans que cela vous affecte. Ça vous rendra infiniment heureuse, car vous n’aurez plus que vos propres problèmes à gérer. Et c’est très simple de résoudre nos soucis, car ce sont les nôtres.

C’est difficile quand on s’approprie sans cesse les problèmes des autres, vous êtes impuissant et n’avez aucune emprise, car dés le départ, ce n'est pas à vous de les résoudre. De nombreuses personnes viennent me voir en me disant qu’ils avaient un souci, puis soudainement, en arrivant ici, c’était parti. C’est que cela n’avait jamais été leur problème - autrement il ne serait pas disparu. C’était sûrement celui de quelqu’un d’autre. Un problème qu’ils avaient accueilli, adopté, mais qui venait de la tête de quelqu’un d’autre

Mais les personnes sont si peu conscientes, que parfois ils ne savent pas ce qui est à eux ou aux autres. Tout est en bordel permanent. Vous n’avez pas beaucoup de problèmes, et vous pouvez résoudre vos propres problèmes, ce n’est vraiment pas grand chose.

Cette fois-ci essayez de créer une aura de protection - et vous allez comprendre son utilité. Vous verrez que vous êtes complètement protégée. Où que vous allez, les choses viendront à vous, mais ne vous envahiront plus."


Traduction libre

mardi 24 mars 2015

Être bienveillant ce n'est pas être permissif

petit extrait traduit du blog positive-parents.org

"Me traiter avec respect et bienveillance ce n'est pas être permissif.


Bienveillance - Image par skalekar1992 de Pixabay
J'ai besoin que tu me poses des limites. Seulement, pour cela, tu n'as pas besoin d'être bruyant ou effrayant. Tu ne souhaites pas que je crie ou que je frappe, n'est-ce pas?

Je suis jeune, mais je suis une personne. Quand tu me corriges, souviens toi que je suis doté des mêmes émotions que toi et guide moi de la façon dont t'aurais aimé être guidé.

La bienveillance ne signifie pas que tu dois arrêter de me guider, cela signifie seulement que ton guidage ne doit pas me faire mal."

lundi 8 décembre 2014

Les trois choix face à l'enfant qui "tape une crise" ... puis une petite poignée de réflexions





Ce matin j'ai croisé sur le net:
"Face au "débordement émotionnel" d'un enfant (certains utilisent le terme "comédie", "crise", ...) un adulte a trois choix:
1) Punir l'enfant pour forcer l'arrêt du débordement émotionnel
2) Ignorer la crise et espérer que le débordement cesse de lui-même
3) Guider l'enfant à développer des comportements qui l'aide à traverser ses débordements émotionnels.
Quelle réponse reflète et apprend l'intelligence émotionnelle?
Quelle réponse choisissez-vous?
          L.R.Knost "


Alors, le parent parfait (qui par définition n'existe pas) choisirait probablement la réponse 3. Quoique, selon moi, on peut méditer sur la question ... un autre parent parfait (imaginaire, lui aussi) pourrait défendre son penchant pour la réponse 2. Moi-même (réelle,donc imparfaite) je suis d'avis que de laisser passer une tempête sans y accorder trop d'attention est souvent l'attitude la "plus sage" à avoir ... et pas toujours la plus facile!

Quoi qu'il en soit, j'espère que que nous sommes de plus en plus nombreux à être d'accord sur le fait que la réponse 1, n'apporte pas de pierre à cet édifice qu'est l'éducation d'un enfant.

Pour une illustration de la réponse 1, il suffit de vous rendre dans un lieu bondé de monde. Ces lieux sont propices aux débordements émotionnels (la foule, les lumières, le bruit, les pubs, la frustration des "trucs qu'il aimerait avoir ou faire mais ... hélas ... n'a pas le droit ... c'est l'overdose neurophysiologique. Dans ces environnements, le cocktail rate rarement et on repère sans grande difficultés des enfants qui (littéralement) craquent et ... beaucoup trop de ces petits qui en prime se font crier dessus.

Ma suggestion "bonheur" du jour, pour un monde meilleur (j'y crois, si, si), est que tous les parents et éducateurs (ou du moins ceux qui cherchent à ne pas être trop imparfaits) réduisent leur recours aux punition pour faire face à ces situations et se renseignent sur des alternatives éducatives.

Pour plus de ressources concernant ce sujet vous pouvez vous rendre là: 
http://www.littleheartsbooks.com/2013/12/29/toddlers-tantrums-and-time-ins-oh-my-2/.

Vous, qui n'êtes pas parent. Par pitié! Ne soyez pas l'adulte ronchon et aigri qui murmure dans sa moustache "Aaaah, il l'aurait pas volée celle-là, le petit morveux!".
Soyez plutôt celui qui donne un regard de soutien envers l'enfant, mais surtout envers ce parent, pour qui ce n'est fichtrement pas facile de garder le sang froid et le cœur ouvert face à sa progéniture qui crie et s'agite en plein milieu de "la place publique" ... il suffit parfois de si peu ... C'est tellement important pour un parent de se sentir soutenu, plutôt que pointé du doigt.

Ces articles sur les débordements émotionnels parlent souvent d'enfants entre 2-4 ans, mais j'aime m'amuser à transposer ce qu'on y apprend aux situations de notre quotidien d'adultes. Adultes dont les enfants intérieurs débordent encore ... parfois.

Regardons donc un peu ... dans nos lieux de travail, dans nos vies de famille et de couple! Avez-vous essayé de repérer les manifestations de l'enfant intérieur "débordé" de votre chéri(e) ou de votre collègue? Vous savez? Quand il(elle) s'accroche à son "point de vue" comme un petit qui s'accroche à son jouet? Quand il(elle) s'emporte tellement que tout dialogue devient impossible? Et si nous tentions un nouveau regard? Non, non pas un regard moqueur, vous m'aurez compris, mais en osant y accorder notre regard tendre et amusé. C'est drôle, très efficace pour ne pas faire monter le débordement comme des œufs en neige,  puis ça l'incitera à en faire de même quand ce sera au tour de notre enfant intérieur de s'exprimer ;).

...parce que oui, *the* révélation (!), nous aussi ça nous arrive d'être débordé(e) par nos états d'âme ... si ce n'est pas le cas, surtout, surtout laissez-nous vos secrets et astuces.

Et sinon? Vous ... envers vous-mêmes? Comment réagissez-vous envers vous-mêmes, quand vous sentez que vous êtes en pleine tempête? En colère, triste ou frustré(e)? Est-ce que vous vous "punissez" intérieurement? Est-ce que vous arrosez votre tempête intérieure d'un discours empli de réprimandes et de jugements ? ... En gros, est-ce que vous vous punissez avec des phrases du style "Oohh, vraiment t'es trop null(e) de t'énerver comme ça", "Tu t'emportes pour un rien! T'es ridicule", "Mais arrête de pleurer, tu n'es qu'un gros(se) gamin(e)!" ... etc. etc. ... vous connaissez la chanson, n'est-ce pas?

Un débordement émotionnel est une vague d'hormones qui parcourt votre corps et qui a des tas d'effets aussi variés que déstabilisants sur le fonctionnement de vos organes et de vos muscles (mâchoires qui se serrent, ventre qui se crispe, respiration qui se coupe ou bien s’accélère, doigts qui picotent, pupilles qui se dilatent/contractent ...). Ces auto-réprimandes avec lesquelles vous vous punissez ... en gros ... ça revient à jeter de l'huile sur un corps déjà en feu.


Et si nous essayions, petit à petit d'adopter une nouvelle attitude, plus bienveillante, envers nos états d'âme? Nous sommes de grands enfants maintenant!



C'est à nous de jouer!






P.S. Ce n'est pas la peine de commencer à s'auto-réprimander, du fait qu'on s'auto-réprimande ... vous voyez le truc? Ça c'était juste le petit "à parte" pour les ceintures noires dans l'art de la prise de chou.








mercredi 4 juin 2014

Deux objets très "bizarres"

Vous avez envie de vous lancer dans le cheminement vers plus de bien-être mais vous ne savez pas par où commencer? Vous n'avez pas peur d'essayer des choses nouvelles? Vous ne craignez pas le regard ébahi des adultes ou enfants qui partagent votre foyer? Et bien, voici une idée! Ou plutôt deux idées :).

Procurez-vous ça:

puis ça:



Ces deux objets nous viennent de la tradition ayurvédique et font partis depuis des millénaires des rituels de santé des yogis. Alors, pour le premier, il s'agit d'un gratte langue en cuivre. Il sert, comme son petit nom l'indique à ... suspens ... se gratter la langue :). Vous vous demandez probablement "Mais à quoi bon se gratter la langue?" ou encore "Mais, ma langue ne me démange pas particulièrement!".  Et bien ça sert à la débarrasser des déchets et des toxines que le processus de digestion y dépose sous forme de "pâte blanche" (un article assez complet: ici pour les anglophones). Ce petit rituel de grattage de langue est à pratiquer le matin au réveil. A la maison il est rangé avec les brosses à dents. J'aime! Pour la sensation de fraîcheur que cela procure. Puis, ce serait tout de même bien dommage de ravaler toutes ces toxines que notre corps a eu tant de mal à venir déposer, pour ainsi dire, au pas de la porte, sur le bout de nos langues. (A défaut d'en acheter un vous pouvez aussi vous servir d'une cuillère, mais on en trouve pour moins de 10 euros).

Vous êtes prêt?

Le deuxième objet "bizarre" est un  "neti pot". Après s'être gratté la langue, on passe au ... lavage de nez.

Vous jetez dans ce récipient une pincée de fleur de sel et de l'eau tiède et le tour est joué. C'est parti pour débarrasser vos sinus de toutes les impuretés qu'il accumule durant la journée ... surtout si vous habitez en ville!!! Cet objet se trouve en vente sous une multitude de formes, couleurs, matériels et prix, en pharmacie, sur le net ou bien dans des boutiques spécialisées (yoga, bien-être, etc.). Vous trouverez sans difficulté des modes d'emploi détaillés de son utilisation (ainsi que des photos hilarantes!) sur le web, mais le principe est assez simple:

  1. on teste la température de l'eau sur le poignée (surtout pas trop chaud!)
  2. on se penche légèrement en avant sur l'évier
  3. on respire par la bouche tout en versant de l'eau par une narine et en la faisant ressortir par la narine opposée
  4. on recommence avec la narine opposée


C'est sensé faire des miracles pour les personnes souffrant d'allergies ou bien de sinusites chroniques. 


Voilà! Avec ces deux objets vous allez pouvoir donner un sérieux coup de pouce à votre corps dans sa tâche perpétuelle de tri, ménage, purification, digestion, filtrage ... il vous le rendra :)!



objets rituels de santé


jeudi 27 mars 2014

Méditer oui ... MBCT ... bof


Bon, pour commencer, ce n'est pas mon habitude d'écrire des articles "négatifs" ... mais là il y a tout de même un truc qui me grattouille, chatouille et je voulais le partager avec vous.

Depuis quelques années on parle de plus en plus de méthodes toutes-prêtes pour apprendre à méditer, et moi, j'ai un problème avec ça :D. Le problème c'est que je ne suis pas super fan de ces méthodes, surtout de la MBCT. Ce sujet m'enquiquine d'autant plus que ... machine marketing oblige ... cette dernière est en train de devenir "La méthode" de référence (voir, la seule!) proposée par les psys à leurs clients.

Alors, moi, j'aime pô la MBCT (Minfullness Based Cognitive Therapy ... ou en frenchie: Thérapie Cognitive Basée sur la Pleine Conscience) et je vais vous raconter pourquoi.


Au commencement il y avait la MBSR (Minfullness Based Stress Reduction ... Réduction du Stress par la Pleine Conscience ) créée par Jon Kabat-Zinn.

Depuis que la "Stress Reduction Clinic" a été fondée en 1979 à l'Université de Massachusetts par ce monsieur, elle a proposé le fameux protocole de 8 semaines à plus de 20 000 personnes. Kabat-Zinn affiche clairement l'enracinement de sa méthode dans les traditions orientales qui considèrent l’entité corps-esprit comme un tout indissociable (Yoga, Bouddhisme, ...). Son souhait était de rendre accessible à "monsieur tout le monde" les bienfaits qu'il retirait de son expérience personnelle. Il défendait qu'une pratique régulière d'exercices de pleine conscience alliée à des exercices physiques (Yoga) aurait un effet protecteur sur la santé et plus particulièrement sur le stress ... et c'est ce qu'il a pu mettre en évidence grâce à son protocole bien carré (cf. les multiples publications scientifiques que je ne vais pas dénombrer ici par peur de vous perdre :) )
 

Comme tout le monde le sait, (ou du moins tous ceux qui ont eu leur nez dans la recherche scientifique) les protocoles carrés sont "la force" du chercheur. Alors, loin de moi l'idée de cracher dans la soupe de Dr. Kabat-Zinn. Je suis fort reconnaissante à ce monsieur par son travail de pionnier. Si la méditation et la pleine conscience sont de plus en plus connues auprès du grand public, c'est en très grande partie grâce à lui. Surtout, il a été celui dont les travaux ont servi a ouvrir les porte des cliniques et hôpitaux à la méditation ... chapeau bas!

Là où je suis moins la chose c'est lorsque des cognitivistes (Zindel Segal, John Teasdale et Mark Williams) ont pondu cette histoire de MBCT. Leur motivation "affichée", à adapter et altérer le MBSR , était celle de s'adresser à une population bien particulière (à savoir, cela devait servir à la prévention de rechute d'épisodes dépressifs), mais petit à petit cette "version" est en train de devenir "le programme, la méthode" (souvent la seule) qui est proposée dans les cabinets comme dans les cliniques, et ce, indifféremment de la population concernée.

Pourtant, le MBCT n'apporte selon moi ... rien ... au programme original ... pire il en enlève une partie et pas la moindre. Il en enlève une des jambes: les exercices physiques, l'ancrage conceptuel dans le Yoga , si cher à Kabat-Zinn.

De ce que j'ai pu lire sur le MBCT et le MBSR (et j'en ai lu un paquet d'articles + suivi une formation par Dominique Servant en personne) la suite de l'histoire se résume en querelles d’intérêts commerciaux ou d'egos indomptés.


A mes clients, je ne propose ni l'un, ni l'autre, mais ce n'est pas par méconnaissance de ces deux protocoles si en vogue. Non, c'est juste que selon moi, l’intérêt de proposer une méthode "prête à porter", en dehors du cadre de la recherche scientifique est moindre. De plus, autant, la MBSR je la trouve intéressante et je m'en inspire pour certains exercices, autant la deuxième, la MBCT je la trouve franchement boiteuse ... il n'y a vraiment que des cognitivistes pour avoir dissocié les exercices physiques d'un protocole d'initiation à la pleine conscience ... cela me fait penser à une tête de Bouddha décapité ... cela me fait aussi penser à un prof qui nous passerait un livre à étudier et qui en ôterait les pages avant. La méditation sans le corps, c'est cela ... une reliure sans contenu.

D'accord, les méthodes ça rend les choses plus "simples" pour les professionnels. Plus besoin de se poser des questions, d'être créatif, de s'adapter, il suffit de suivre un "mode d'emploi" standardisé. Mais, ce que je pressens surtout, derrière cette histoire de protocoles pré-mâchés, c'est une big big "vache à lait" des organismes de formation qui, du coup, peuvent vendre à gogo des "attestations" et des "certificats de formation à la méthode machin truc".

Je suis même tombée sur des sites qui attestent que untel a fait n retraites de silence ... et s'engage à x heures de méditation par an... franchement ... c'est pas un peu ridicule tout ça :D?

Bref, pour finir sur une note positive : il y a D. Choprah qui propose un nouveau programme  de 21 jours gratuit et sans aucune obligation d'achat : >>ici<< . Cela démarre le 4 Avril. C'est in inglishe ... donc pour certains cela fera d'une pierre deux coups: cours d'anglais + méditation. Dans un autre genre, et surtout, en Français, il y a une équipe psy du ch'nord qui propose un programme gratuit en 13 séances (hélas inspiré du MBCT) Il y a même l'article dans la voix du ch'nord ;) qui va avec.

... que chacun puisse profiter de ces deux offres pour découvrir et se faire sa propre idée.



Bonne journée à tous!!!




mercredi 19 février 2014

7 petits pas pour digérer une émotion qui "ne passe pas"

http://www.artflakes.com/en/shop/christian-schloe
"Your soul is like a tree" Christian Schloe -->http://www.artflakes.com/en/shop/christian-schloe
1. Prendre la responsabilité. En prenant la responsabilité de nos émotions, nous cessons d'être un amas de réactions conditionnées. C'est le premier pas, bien sûr, car tant que nous pensons que c'est notre voisin (chef, mère, conjoint, ...) qui est responsable de nos humeurs ... nous restons, en effet, impuissants. Reprenons le pouvoir qui est le nôtre: pouvoir d'agir, pouvoir de réagir, mais également le pouvoir d'ignorer, de passer à autre chose ... N'oublions, pas aussi, que souvent, quand nous réagissons de façon émotive au comportement des autres, c'est que d'une façon ou d'une autre ils reflètent une partie de nous que nous préférons occulter.
2. Identifier l'émotion. "Je me sens" ... Comment je me sens? En colère ... ? Blessé(e) ...? Triste ... ? Déçu(e) ... ? Vide ... ? Désespéré(e) ... etc. etc. Essayer de décrire et déterminer ce que nous ressentons le plus clairement possible.
3. Témoigner l'émotion dans notre corps. Les émotions sont des pensées associées à des sensations physiques. Elles déclenchent des réactions du corps. Celui-ci relâche des substances chimiques avec une vie propre. L'expression physiologique d'une émotion ne peut pas être arrêtée par un "bouton magique"... hélas :) L'énergie de l'émotion doit d'abord se dissiper pour être évacuée. Chercher à étouffer ces sensations désagréables ne fait que rajouter de l'huile sur le feu. Observons donc simplement les sensations (gorge qui se serre ou s’assèche, cœur qui s'emballe, mains ou ventre qui se crispent, nausées,...). Posons notre attention sur notre corps en donnant permission à l'émotion de s'exprimer. Le plus souvent, les sensations physiques, ainsi qu'une bonne partie de la charge émotionnelle s'apaisent en quelques minutes seulement.
4. Exprimer l'émotion en privé. Rien que pour nous. Noter nos émotions dans un carnet ou bien les dire à voix haute. Nous pouvons avoir un journal intime à cette intention. Laisser remonter à la surface les souvenirs que ces émotions évoquent et en prendre note également. Se donner permission d'exprimer tout ce que nous avons besoin de sortir ... de cracher. Ne pas chercher à comprendre, simplement laisser couler. On aura largement le temps de chercher à comprendre plus tard, une fois la tempête passée ;).
5. Relâcher l'émotion à travers un rituel. Le "nettoyage émotionnel" est tout aussi important que le brossage des dents. Ne pas oublier de créer et de pratiquer des rituels pour relâcher les trop-pleins émotionnels. L'activité physique est une très bonne solution ... aller faire un tour à vélo, se secouer énergiquement, danser librement ou faire des exercices de respiration rapide ... tout ce qui aide à évacuer l'émotion de notre physiologie. Nous pouvons amplifier les effets de ces "rituels" avec des exercices de visualisation. Exemple: en secouant les bras et les jambes, je visualise les mauvaises pensées qui tombent à terre. En transpirant, je visualise la colère qui s'évapore, etc., etc.
6. Partager l'émotion. Trouver une oreille attentive, une personne qui nous écoute avec empathie sans chercher à résoudre le problème à notre place. Une fois que nous avons pu nous exprimer et être pleinement entendu(e)s, soyons aussi ouverts à accueillir le retour que cette personne nous fera.
7. Se récompenser!!! Faire quelque chose pour soi! S'offrir un cadeau, prendre rendez-vous pour un massage, se concocter un repas délicieux ... Cela demande beaucoup de courage et de capacité de remise en question pour traverser le processus ici décrit, alors, surtout, surtout, n'oublions pas de nous féliciter!