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mercredi 12 août 2020

Quelques phrases qui cultivent le respect, la confiance et la coopération chez les enfants

Voici une petite liste de phrases "magiques" pour adoucir le quotidien avec des jeunes enfants. Elles ont le don de multiplier le sentiment de respect, de confiance et de coopération.
Si vous avez la chance de travailler avec des enfants ou bien de les côtoyer au quotidien, servez-vous en! C'est très simple et très utile!
[Début traduction assez libre (original en anglais ici)] 
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  • Comment est-ce que je peux t'aider?  Quand un enfant est triste, blessé, se sent seul ou en colère, cette phrase sert à souligner l'enfant comme étant maître de son propre processus émotionnel. Le respect pour l’intégrité physique de l'enfant est une pierre angulaire de mon travail. Pas de "bisou magique" pour effacer des blessures sans la permission de l'enfant.

  • Qu'est-ce que tu cherches à faire?  Pratique lorsque deux enfants sont en désaccord, que je suis dans une impasse avec un enfant ou bien qu'il cherche à résoudre un problème. Cela l'aide à verbaliser ses intentions et à y voir plus clair.

  • Tu ressens quelque chose de très fort.  Lorsqu'un petit est en pleine crise, ces mots peuvent avoir un effet cathartique. Ils reflètent à l'enfant son état émotionnel, ce qui l'aide à se connecter à son propre corps. Aussi, cette formulation lui laisse la possibilité de définir sa propre expérience. Dire à l'enfant "T'es très colère", ou bien "T'es triste", serait probablement juste, mais cela lui prive d'une occasion d'apprendre à identifier son ressenti.

  • Ça c'était très drôle/pratique/généreux/ ingénieux/ etc.  Le plus vous utilisez un langage précis et détaillé avec des enfants, le mieux ils peuvent apprendre les "règles de la vie". Nous avons tendance à donner des instructions sans définitions, au lieu de "Sois gentil", "J'ai besoin d'aide", ou "Prête tes jouets", un langage précis contribue à la connaissance grandissante de l'enfant. Cela l'aide à comprendre ce que cela veut réellement dire d'être un ami, d'aider ou bien d'être généreux.

  • Je vois un problème. Je vois deux amis qui veulent tous les deux ... . Comment vous allez faire? Je l'utilise si souvent que parfois je n'arrive même pas à la fin de la première phrase avant que les enfants commencent à donner des suggestions. Rendre aux enfants le pouvoir de négocier face aux désagréments et conflits contribue de façon extraordinaire à une bonne confiance en soi.

  • Tu aimerais pouvoir ... . Je comprends.  Cette phrase offre un lien d'empathie fort avec un enfant en détresse émotionnelle. "Tu aurais aimé jouer avec la sauterelle. Je comprends.". Très souvent, de se sentir compris lui permet de passer à autre chose. (au lieu du "C'est pas grave", "C'est rien", qui nient le ressenti, frustrent et enferment l'enfant dans l'incompréhension et souvent ne font qu'aggraver les pleurs ...)

  • Je te protège. A chaque fois que je dois interférer car un enfant agit de façon agressive. J'interviens avec le moins de contrainte physique possible (Je retiens le bras de taper, par exemple) et j'utilise cette phrase. Les enfants ont besoin de savoir que nous sommes là pour les aider quand ils perdent le contrôle. C'est rassurant pour l'enfant agressé, comme pour l'agresseur.

  • Je me rappelle de quand tu n'arrivais pas à ... _et maintenant t'y arrives!  Cette phrase permet à l'enfant de prendre conscience de ses progrès dans le temps.

  • C'est ton corps.  "Je ne veux pas sauter!" "Pas de souci, c'est ton corps, ta décision." "Je ne veux pas manger des petits pois!" "Pas de souci, c'est ton corps, ta décision." "Je ne veux pas dormir!" "Pas de soucis, c'est ton corps, ta décision. (suivi par, "Tu peux faire un temps calme pendant que les autres dorment")
Et pour ceux qui voulaient un petit memo en format compact, voici le poster à imprimer. J'espère ce cela vous servira.



















[Fin de traduction]
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La blogueuse à l'origine de cet article suggère d'accrocher cette liste dans un lieu visible de la maison (ou du centre d'accueil ... car son blog se destine également aux professionnels de la petite enfance). 

Pour la création de cette liste, la blogueuse Emily Plank a puisé l'inspiration dans son expérience personnelle auprès des jeunes enfants, mais aussi dans des conférences, des programmes sur le développement des enfants (A Place For You), des livres tel que The Power of Guidance par Dan Gartrell’s ou encore The Power of Guidance par Barbara Kaiser et Judy Sklar Rasminsky’s. Chaque phrase dans sa liste renvoie vers un lien où l'auteur approfondi chacune des raisons derrière celle-ci ... mais hélas, c'est seulement pour les anglophones.

mardi 24 mars 2015

Être bienveillant ce n'est pas être permissif

petit extrait traduit du blog positive-parents.org

"Me traiter avec respect et bienveillance ce n'est pas être permissif.


Bienveillance - Image par skalekar1992 de Pixabay
J'ai besoin que tu me poses des limites. Seulement, pour cela, tu n'as pas besoin d'être bruyant ou effrayant. Tu ne souhaites pas que je crie ou que je frappe, n'est-ce pas?

Je suis jeune, mais je suis une personne. Quand tu me corriges, souviens toi que je suis doté des mêmes émotions que toi et guide moi de la façon dont t'aurais aimé être guidé.

La bienveillance ne signifie pas que tu dois arrêter de me guider, cela signifie seulement que ton guidage ne doit pas me faire mal."

lundi 8 décembre 2014

Les trois choix face à l'enfant qui "tape une crise" ... puis une petite poignée de réflexions





Ce matin j'ai croisé sur le net:
"Face au "débordement émotionnel" d'un enfant (certains utilisent le terme "comédie", "crise", ...) un adulte a trois choix:
1) Punir l'enfant pour forcer l'arrêt du débordement émotionnel
2) Ignorer la crise et espérer que le débordement cesse de lui-même
3) Guider l'enfant à développer des comportements qui l'aide à traverser ses débordements émotionnels.
Quelle réponse reflète et apprend l'intelligence émotionnelle?
Quelle réponse choisissez-vous?
          L.R.Knost "


Alors, le parent parfait (qui par définition n'existe pas) choisirait probablement la réponse 3. Quoique, selon moi, on peut méditer sur la question ... un autre parent parfait (imaginaire, lui aussi) pourrait défendre son penchant pour la réponse 2. Moi-même (réelle,donc imparfaite) je suis d'avis que de laisser passer une tempête sans y accorder trop d'attention est souvent l'attitude la "plus sage" à avoir ... et pas toujours la plus facile!

Quoi qu'il en soit, j'espère que que nous sommes de plus en plus nombreux à être d'accord sur le fait que la réponse 1, n'apporte pas de pierre à cet édifice qu'est l'éducation d'un enfant.

Pour une illustration de la réponse 1, il suffit de vous rendre dans un lieu bondé de monde. Ces lieux sont propices aux débordements émotionnels (la foule, les lumières, le bruit, les pubs, la frustration des "trucs qu'il aimerait avoir ou faire mais ... hélas ... n'a pas le droit ... c'est l'overdose neurophysiologique. Dans ces environnements, le cocktail rate rarement et on repère sans grande difficultés des enfants qui (littéralement) craquent et ... beaucoup trop de ces petits qui en prime se font crier dessus.

Ma suggestion "bonheur" du jour, pour un monde meilleur (j'y crois, si, si), est que tous les parents et éducateurs (ou du moins ceux qui cherchent à ne pas être trop imparfaits) réduisent leur recours aux punition pour faire face à ces situations et se renseignent sur des alternatives éducatives.

Pour plus de ressources concernant ce sujet vous pouvez vous rendre là: 
http://www.littleheartsbooks.com/2013/12/29/toddlers-tantrums-and-time-ins-oh-my-2/.

Vous, qui n'êtes pas parent. Par pitié! Ne soyez pas l'adulte ronchon et aigri qui murmure dans sa moustache "Aaaah, il l'aurait pas volée celle-là, le petit morveux!".
Soyez plutôt celui qui donne un regard de soutien envers l'enfant, mais surtout envers ce parent, pour qui ce n'est fichtrement pas facile de garder le sang froid et le cœur ouvert face à sa progéniture qui crie et s'agite en plein milieu de "la place publique" ... il suffit parfois de si peu ... C'est tellement important pour un parent de se sentir soutenu, plutôt que pointé du doigt.

Ces articles sur les débordements émotionnels parlent souvent d'enfants entre 2-4 ans, mais j'aime m'amuser à transposer ce qu'on y apprend aux situations de notre quotidien d'adultes. Adultes dont les enfants intérieurs débordent encore ... parfois.

Regardons donc un peu ... dans nos lieux de travail, dans nos vies de famille et de couple! Avez-vous essayé de repérer les manifestations de l'enfant intérieur "débordé" de votre chéri(e) ou de votre collègue? Vous savez? Quand il(elle) s'accroche à son "point de vue" comme un petit qui s'accroche à son jouet? Quand il(elle) s'emporte tellement que tout dialogue devient impossible? Et si nous tentions un nouveau regard? Non, non pas un regard moqueur, vous m'aurez compris, mais en osant y accorder notre regard tendre et amusé. C'est drôle, très efficace pour ne pas faire monter le débordement comme des œufs en neige,  puis ça l'incitera à en faire de même quand ce sera au tour de notre enfant intérieur de s'exprimer ;).

...parce que oui, *the* révélation (!), nous aussi ça nous arrive d'être débordé(e) par nos états d'âme ... si ce n'est pas le cas, surtout, surtout laissez-nous vos secrets et astuces.

Et sinon? Vous ... envers vous-mêmes? Comment réagissez-vous envers vous-mêmes, quand vous sentez que vous êtes en pleine tempête? En colère, triste ou frustré(e)? Est-ce que vous vous "punissez" intérieurement? Est-ce que vous arrosez votre tempête intérieure d'un discours empli de réprimandes et de jugements ? ... En gros, est-ce que vous vous punissez avec des phrases du style "Oohh, vraiment t'es trop null(e) de t'énerver comme ça", "Tu t'emportes pour un rien! T'es ridicule", "Mais arrête de pleurer, tu n'es qu'un gros(se) gamin(e)!" ... etc. etc. ... vous connaissez la chanson, n'est-ce pas?

Un débordement émotionnel est une vague d'hormones qui parcourt votre corps et qui a des tas d'effets aussi variés que déstabilisants sur le fonctionnement de vos organes et de vos muscles (mâchoires qui se serrent, ventre qui se crispe, respiration qui se coupe ou bien s’accélère, doigts qui picotent, pupilles qui se dilatent/contractent ...). Ces auto-réprimandes avec lesquelles vous vous punissez ... en gros ... ça revient à jeter de l'huile sur un corps déjà en feu.


Et si nous essayions, petit à petit d'adopter une nouvelle attitude, plus bienveillante, envers nos états d'âme? Nous sommes de grands enfants maintenant!



C'est à nous de jouer!






P.S. Ce n'est pas la peine de commencer à s'auto-réprimander, du fait qu'on s'auto-réprimande ... vous voyez le truc? Ça c'était juste le petit "à parte" pour les ceintures noires dans l'art de la prise de chou.