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mercredi 31 juillet 2013

Le plus beau projet de l'année!


Parce qu'elle défend que la santé commence par l'amour de soi et donc aussi par l'amour et l'acceptation de nos corps, quel qu'en soit l'âge ou l'histoire; parce qu'elle croit que les photos dans la presse véhiculent des images qui dénigrent de façon sournoise l'image et le respect des "vrais corps", Jade Beall, jeune photographe, à décidé de façon très osée de mettre son insolent talent au service de ses valeurs.

Et voilà, le reste de l'histoire pourrait très bien illustrer un cours sur le Dharma. En osant sortir des sentiers battus, avec comme seul appui sa générosité et la force de ses convictions, sa route n'a pas tardée d'être arrosée de succès et de reconnaissance.

Son projet, que je suis avec attention depuis plus d'un an grâce à sa page facebook reçoit aujourd'hui l'ampleur du buzz qu'il mérite et je m'en réjouis :)!!!



On en parle partout ... oui, partout: BBC NEWS, USA, Inde, Colombie, Nouvelle Zélande, Canada, Chine, Italie, Brésil, presse portugaise, espagnole, ... et maintenant même les tabloids s'y mettent lorsqu'ils évoquent l'accouchement de la duchesse Kate. Pour se rendre compte de l'ampleur du buzz vous pouvez aller jetter un oeil à la section presse du site du projet. Son joyeux message d'amour et de respect pour nos corps, résonne au quatre coins du monde. Il s'amplifie de jour et jour et je lui souhaite un bien bon vent!

Je vous laisse avec ses magnifiques images :).

Un joli été à tous!


mardi 30 avril 2013

Principe 7: La loi du moindre effort

(Suite de Guide de santé holistique: 8 principes de base)

La danse - Marc Chagal, 1950
Ce principe, qui peut prêter à sourire est une notion clé de la pensée orientale et on le retrouve tout naturellement parmi les préceptes de la santé holistique.

Plus encore que les précédents, il implique un retournement de perspective sur notre façon d'envisager nos activités quotidiennes. Apprendre à l'appliquer dans notre train-train d'occidentaux débordés est un important exercice de lâcher prise. Contrairement à ce que l'on peut penser au premier abord, son emploi requiert un joli travail sur la confiance en soi, en autrui et en la vie en générale.

Pourquoi la loi du "moindre effort" nous pose autant de difficultés?  Parce qu'elle est totalement "étonnante" et contraire à l'idéologie dominante dans nos sociétés du "travailler plus pour mériter plus". Parce qu'elle nous demande, plus que toutes les autres, de retrouver notre foi... et ce concept, hé bien il peut en coincer plus d'un! Surtout parmi ceux qui, comme moi, ne sont pas adeptes de pratiques religieuses.


La loi est très simple. Il suffit donc de s'abandonner aux hasards de la vie avec assurance et moindre effort. Avancer avec la confiance inébranlable que pour vivre une vie épanouie et créative il suffit de suivre en dansant la voie(voix) de sa joie intérieure. (Étymologiquement confiance = avec foi).

S'il est vrai que l'effort, l'ambition et la planification nous permettent d'accomplir des projets dans le domaine matériel, ceci a un coût au niveau de notre organisme. Lorsque nous "tirons trop sur la corde" cela finit par se traduire par les sympathiques manifestations de stress que nous connaissons si bien.

Ce stress, lorsqu'il s'installe dans la durée, n'est rien d'autre qu'un gros panneau qui nous indique : "ATTENTION!". Des ajustements sont à faire dans l’itinéraire, des changements de direction ou peut-être même une inversion de marche?

Dans l’Ayurvéda, les accomplissements possibles avec l'appui de nos efforts individuels sont minimes en comparaison à ceux qui sont à notre portée si nous nous unissons à l'intelligence de notre dharma (ndlt: dharma = sens de la vie). De plus ces derniers seraient moins "fatigants".

D. Choprah nous invite à rechercher "le champ de potentialité pure" ("pure potentiality"). C'est selon lui un état que tout individu peut atteindre de façon spontanée et sans effort. Il suffit pour cela d'accomplir, à corps et âme, une tâche qui nous procure le sentiment de réalisation (valider un diplôme, jouer un instrument, pratiquer un sport, écrire un roman, monter un dossier professionnel, écrire un article dans un blog, ...).
"Il y a une chanson unique à l'intérieur de chacun de nous et peu importe qui nous écoute ou ce qu'ils en pensent. Nous voulons simplement la chanter. Nous voulons simplement suivre son rythme et danser en tandem avec son élan."

Cette histoire fait également drôlement penser au "flow" décrit par les Psychologues, état de bien-être et de créativité qui intéresse beaucoup les managers de ressources humaines (cf. par ici pour la conférence TED sur le "Flow" par le Psychologue Mihaly Csikszentmihalyi). 


Tout ceci semble donc génial, n'est-ce pas? Néanmoins, pour danser cette danse, nous devons y consacrer notre temps et notre attention sans quoi la mélodie serait cachée par la brouhaha d'une vie trop agitée.

p.s : Je dois vous avouer que j'ai encore du mal à pleinement saisir et à me laisser aller à la pratique de cette loi du moindre effort. Et pour être encore plus honnête, j'ai encore plus de mal quand je repère mes enfants en plein entraînement de cette devise orientale. Cela va tellement à l'encontre de ce que nos éducations nous inculquent, mais je vous la laisse donc ... à pratiquer, à méditer ... sans effort ;).





samedi 16 mars 2013

Principe 4: Cultiver l'auto-référence



Qu'est-ce donc cette histoire d'auto-référence? Comme le nom l'indique il s'agit de se référer à soi (par opposition à se référer aux autres).
Lorsque votre point de référence se détache de l'ego conditionné vers votre conscience vous rentrez progressivement dans l'état dénommé d'auto-référence.
  • Vous ne vous sentez ni supérieur ni inférieur aux autres. 
  • Vos mécanismes de défense se relâchent, vous êtes ainsi plus en contact avec vos sentiments
  • Vos besoins de pouvoir, d'argent ou de contrôle s'apaisent
  • Vous n'êtes plus facilement offensé
  • Vous êtes détaché des résultats de vos actions ( hihi... je vous vois venir ... il ne s'agit pas non plus de faire n'importe quoi, mais bien d'agir en justesse avec votre conscience. En gros ce qui compte c'est l'intention, pas la peine de se monter le chou à envisager les multiples scénarios qui vont suivre ... ou pas)
Dans cet état de conscience il y a un sentiment de liberté immédiat, car ce qui nous emprisonne ce sont justement les contingents extérieurs: tout ce que nous ne sommes pas. Lorsqu'on lâche les obsessions de pouvoir et de contrôle, que l'on se détache des conséquences des actions qui nous semblent justes, nous jouissons d'une liberté infinie idéale à déployer de façon spontanée des choix épanouissants.
Ce phénomène est l'équivalent de celui de s'aligner avec son Dharma dans les philosophies et religions indiennes. Dharma: "ce qui doit être", "l'action juste". Vous n'êtes ni en train d'anticiper des conséquences, ni préoccupé par des souvenirs. Vous êtes littéralement aligné avec l'impulsion de l'univers.

Un dialogue interne conscient est un outil précieux pour développer cet état d'auto-référence. A chaque fois que vous vous regardez dans un miroir, même si cela ne dure que quelques secondes, prenez le temps de vous regarder dans les yeux et de répéter les trois principes suivants de l'auto-référence.

  • Je suis totalement indépendant de l'opinion que les autres se font de moi
  • Je ne suis inférieur à personne et personne n'est inférieur à moi
  • Je suis confiant et inébranlable face à tout défi

Regardez vous dans les yeux et voyez ses attitudes se refléter en retour. Fixez seulement les yeux et non pas l'expression faciale. Cherchez cette étincelle dans le regard qui reflète le feu de votre âme cachée tout au fond. Cet exercice peut vous paraître ridicule ou pathétique ... et bien vous ne perdez pas grand chose à essayer. Si cela peut vous faire rigoler un peu c'est déjà ça :D. Et pour ceux qui persistent, je suis persuadée que pratiquer ce "jeu" peut amener des profonds changements bénéfiques dans nos vies, même, (et j'ose dire: surtout!), chez ceux qui n'y croient pas du tout.

P.S. les enfants A...DO...RENT!